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28
Sep
La convention fiscale Franco Américaine

L’avenant du 13 Janvier 2009, entré en vigueur le 23 décembre 2009, modifiant la convention franco-américaine du 31 août 1994, offre un cadre plus simple et plus favorable aux échanges et aux investissements entre les deux États, notamment par une taxation allégée des flux financiers.

  • Impôt sur le revenu: La possibilité d’une exonération totale sur les dividendes intra-groupe.

Pour les dividendes la convention fiscale en vigueur prévoit une limitation du taux de la retenue à la source applicable à 5% lorsque le bénéficiaire est une société qui détient une participation directe ou indirecte d’au moins 10% dans la société américaine 15% dans tous les autres cas.

L’avenant y ajoute un cas d’exonération totale de retenue à la source lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes est une société qui détient une participation directe ou indirecte d’au moins 80% du capital de la société. Pour que l’exonération s’applique, il faut également que la participation ait été détenue pendant une période de douze mois consécutifs à la date de détermination du dividende.

A ce jour, seule une dizaine de Traités signés par les Etats-Unis avec d’autres pays accorde une exonération totale de retenue à la source sur les dividendes sous réserve d’une détention de 80% (50% s’agissant du Japon). Cependant, alors que la plupart des Traités comportant une telle disposition ne l’accorde qu’en cas de détention directe de participation atteignant le seuil requis, la France sera (avec la Belgique) l’un des premiers Etat à l’obtenir en cas de détention indirecte.

  • Un « partnership » américain est un résident de France

Les Etats-Unis appliquent une règle de transparence fiscale totale à ces entités (les revenus sont réputés être directement appréhendés par les associés) alors que la France applique un régime intermédiaire dit de translucidité dans lequel on distingue le sujet fiscal (la société de personnes) et le redevable de l’impôt (les associés).

L’avenant prévoit désormais qu’un « partnership » américain est, dans ce cas, un résident de France. Ceci permet d’éliminer la double imposition dès lors que ces revenus n’auront donc plus à supporter de retenues lors de leur distribution

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